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Les difficultés et les souffrances des enfants
et des adolescents ne sont pas les mêmes à toutes les époques.
Depuis 1915, chaque fois que des besoins nouveaux sont apparus les
associations départementales PEP ont su s’adapter, se
transformer, innover pour y répondre.
Elles ont ainsi construit progressivement un incomparable dispositif d’action
qui permet six types d’interventions majeures :
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• Les "secours " :
attribution d’aides financières aux enfants en difficulté ;
actions de Solidarité
• Le "médico-social " :
accueil, soins et scolarisation d ‘enfants et adolescents handicapés
dans des établissements spécialisés ;
• Les " loisirs vacances " :
organisation de séjours et de colonies de vacances ;
• " L’accompagnement
scolaire " : aide aux enfants en difficulté pour effectuer leurs
parcours scolaires.
• " Les séjours éducatifs":
organisation de classes de découverte.
• " La scolarisation des
enfants malades": donner la possibilité à un enfant absent
temporairement de l'école de bénéficier d'une scolarisation à domicile.
L’enfant est un être en devenir : aucune aide n’est pour lui
suffisante si elle n’a pas une dimension éducative. Ce que nous
faisons pour les enfants oubliés par la vie vise notamment à rendre
possible, à prolonger, à compléter ou à amplifier
l’action pédagogique et éducative de l’Ecole publique.
Les besoins auxquels nous répondons ainsi (et qui sont d’ordre social,
sanitaire, médical, ludique, culturel, éducatif…) sont des
besoins fondamentaux de l’enfance et de l’adolescence.
Si nous intervenons dans ces domaines, c’est que les jeunes ne sont pas
tous égaux et que l’action militante associative est indispensable.
Nous continuerons à œuvrer dans ces secteurs et nous amplifierons
les actions que nous y conduisons.
Au-delà de ces besoins fondamentaux
depuis longtemps repérés, il existe aujourd’hui
des besoins nouveaux, qui sont la conséquence des évolutions
sociales récentes.
L’urbanisation amorcée dans les années 60 et le chômage
de longue durée qui gangrène notre pays depuis de nombreuses années
ont engendré l’apparition de la "nouvelle pauvreté " et
de "nouvelles exclusions ".
Les enfants et les adolescents sont dramatiquement touchés par ce phénomène
et de nouvelles souffrances, de nouveaux mal-vivre sont apparus : jeunes qui
ne mangent pas à leur faim, qui n’ont plus de repères sociaux,
qui ont perdu tout ancrage familial, pour qui le mot "avenir " n’a
plus de sens.
En France, il y a des enfants qui ne font qu’un repas par jour. Des enfants
dorment ici ou là parce qu’aucun adulte ne les protège ni
ne les éduque. L’errance des adolescents et des enfants se banalise
dans certains quartiers. En conséquence, la violence, le racket, les petits
délits et le nombre de jeunes impliqués dans des affaires judiciaires
augmentent.
Il y a en France 500 000 jeunes en détresse et 1 000 000 en situation
d’exclusion. Ils sont là, sous nos yeux, pourvu que nous voulions
bien les voir.
Nos associations départementales analysent le tissu social de leur terrain
et s’organisent partout pour répondre à ces nouvelles difficultés,
souvent en partenariat avec les pouvoirs publics ou d’autres associations.
Le projet que nous nous donnons trace des pistes pour l’ensemble de notre
réseau, parce que ces problèmes se posent dans l’ensemble
du pays.
En 80 ans, les PEP ont construit un important dispositif d’action, qui
répond aux besoins fondamentaux des enfants et des adolescents oubliés
par la vie.
Ce dispositif permet d’intervenir notamment dans les domaines traditionnels
: social, médical, culturel, ou ludique. Les actions conduites ont toujours
une dimension éducative.
Ces besoins perdurent et les PEP ont la volonté de continuer et d’amplifier
leur action militante dans ces domaines.
Au-delà, de nouvelles difficultés sociales sont apparues. Les PEP
s’organisent pour aider les enfants et les adolescents de la " nouvelle
pauvreté " et des " nouvelles exclusions ".
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